lundi 7 février 2011

Mon cœur n’est sourd de rien

Nous avons commencé d’apprendre quelques morceaux et nous devons maintenant tenter de faire un effort de mémorisation pour sinon les savoir par cœur, au moins les chanter sans hésitation, avec le plus grand naturel. Pour la mémoire des choristes, l’automne et l’hiver sont le temps de l’enfouissement et l’on attend du printemps que tout cela germe. Comment faites-vous pour mémoriser ? Il serait intéressant de voir comment chacun s’y prend ; à comparer nos méthodes respectives on aura peut-être des surprises.

Étonnante coïncidence. J’étais en train de travailler sur cette question de la mémoire musicale et de la mémorisation dans l’apprentissage des chants – on pourrait dire : la question du par cœur – quand je suis tombé sur deux formules intéressantes.
La première : « On ne voit bien qu’avec le chœur » : employée par son auteur au sujet du chanteur aveugle/mal voyant/ dans un chœur ; j’ai envie de dire, au sujet de la question du par cœur : on n’entend bien que par cœur.
La seconde : « Mon cœur n’est sourd de rien », employée par Emmanuelle Laborit, au sujet des sourds/mal entendants (interview France2 JT13h du 07/02/2011 /minute 36 )
J’en déduis que, au-delà des sons et des images, c’est toujours au cœur qu’il faut faire confiance, que ce soit pour voir ou pour entendre. Alors allons-y les yeux fermés (évidemment dans le plus grand respect de la partition, mais comme le dit Paolo Zedda : Chanter c’est raconter une histoire ; on ne peut raconter une histoire si on a le nez dans la partition).

de Bertrand LECLAIR, mis en scène par Emmanuelle LABORIT

 

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