jeudi 22 mai 2014

Promenade à Césarée



Halikha LeKesariya (ou Halicha Lekeysaria) : Promenade à Césarée

Paroles :  
Hannah Senesh (1921-1944) 

Musique : 
David Zehavi (1910 - 1975)
 

Arrangement : 
Gil Aldema (né en 1928)













Mon Dieu, mon Dieu
Eli, Eli
אלי ,אלי
Mon Dieu, mon Dieu,
Faites que jamais ne cessent
Le sable et la mer,
Le bruissement de l’eau,
L’éclair du ciel,
La prière de l’homme.
Eli, Eli,
She lo yigamer le`olam,
Hakhol vehayam,
Rishrush shel hamayim,
Beraq hashamayim,
Tefillat haadam.
אלי אלי
שלא יגמר לעולם
החול והים
רשרוש של המים
ברק השמים
תפלת האדם

Hannah Senesh (Szenes, en hongrois) : d'origine hongroise, elle fut l’une des 37 personnes juives vivant en Palestine (actuellement Israël) ayant suivi l’entraînement spécial britannique pour être parachutées ou infiltrées en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d'agents de liaison avec l'armée britannique. Elle fut arrêtée à la frontière hongroise, emprisonnée et torturée, mais refusa de révéler les détails de sa mission et fut finalement jugée et fusillée.

Ses dons littéraires, son dévouement, son courage et sa fin tragique ont fait d’elle l’une des plus grandes héroïnes juives de tous les temps. Le plus célèbre de ses poèmes : « Eli, Eli she lo yigamer leolam » est l’un des chants le plus souvent retenu en Israël lors des cérémonies du souvenir.

Hannah Senesh à Césarée (4 février 1942)
C’est ma seconde visite à Césarée et je suis encore plus émue que la première fois. Quand vous êtes sur la plage, vous vous souvenez du passé, vous pensez à l’avenir. L’horizon semble s’ouvrir devant vous et vous vous sentez plus déterminé que jamais à accomplir quelque chose de grand, de beau. Pour différentes raisons, l’atmosphère du kibboutz est maintenant plus intime et plus harmonieuse. Le matin, j’erre dans les ruines ; l’après-midi, je marche dans les champs, ou plutôt dans ce qui va devenir nos champs. Quand je vois comment les vagues écumantes se ruent sur le rivage et comment elles s’apaisent sur le sable, je pense que notre ardeur et notre colère ne sont pas très différentes. Quand elles déferlent, elles sont puissantes et vigoureuses et quand elles atteignent le rivage, elles se calment et se mettent à jouer comme de petits enfants sur le sable doré.

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