mardi 5 janvier 2016

Vœux 2016 pour une chorale


Si je devais formuler des vœux pour notre chorale, je dirais évidemment d’abord que je souhaite qu’elle continue d’être un vrai lieu d’accueil, de rencontre, de tissage de liens : tellement de choses peuvent se partager à travers le chant et la musique ! Mais soyons aussi concrets et même techniques : pour l’année qui vient, je propose que nous prenions une résolution pour un effort qui devrait sûrement porter de beaux fruits : apprendre à bien démarrer nos phrases. C’est un élément qui fait très souvent une grande différence de qualité d’une chorale à l’autre.
Mais ce progrès ne se fait pas sans méthode, et il me semble qu’un élément clef est une bonne interprétation du geste du chef. C’est pourquoi ceux qui veulent approfondir cette question se rendront à l’article suivant où il est principalement question de geste : geste extérieur du chef et geste intérieur du choriste ; comment penser l’articulation des deux ?That is the question.
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Je commence par une remarque : le jour de l’an, nous connaissons ces célèbres concerts diffusés à la télé dans toute l’Europe, par exemple le Concert du Nouvel an au Musikvereinde Vienne et le Concert du Nouvel an à la Fenice de Venise – voir celui de ce 1er janvier.
Regardez ces chefs : ils entonnent souvent de vigoureux morceaux, capables de soulever des foules dans la torpeur de l’hiver…Mais regardez leur premier geste, leur première attaque ; remarquez-vous quelque chose ? Si vous comparez attentivement la fin de la descente de leur bras et le son de l’orchestre, ne vous est-il jamais arrivé de vous étonner d’un décalage ? Le son n’arrive qu’après ; avec un retard. Mais ce n’est ni un effet d’optique ni un effet acoustique ! Le son arrive vraiment après que le geste soit terminé ! Alors pourquoi ? Et pourquoi y aurait-il lieu de s’en étonner ?!


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Il faut s’étonner de ce que le son produit par les musiciens – instrumentistes ou chanteurs – arrive après le geste du chef, et non en même temps.
Il faut s’en étonner car, en fin de compte, ce n’est pas ce qu’on a appris en cours de solfège, là où l’on apprend à battre la mesure en même temps que l’on chante les notes dans l’ordre prévu par la partition ; le geste doit tomber en même temps que l’on passe la barre de mesure !

Il faut en conclure que le chef ne fait pas la même chose que le solfégiste, ni même – exemple pour nous plus immédiat – que le chanteur qui bat la mesure pour lui-même ! Car le chef bat la mesure pour autrui et son geste a au moins une autre fonction que celle de se donner une pulsation : c’est celle de faire signe. Et de faire signe pourquoi ?

Pour que les chanteurs, à leur tour, produisent des gestes.
Mais est-ce bien ainsi que les choristes interprètent les gestes du chef ?

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